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Choisir de ne plus être dépendant du jugement, que ce soit de son propre jugement ou de celui de l’ autre, est le plus grand cadeau , me semble-t-il , que l’on  puisse se faire.

Pas facile j’en conviens. Nous avons appris à juger, à nous juger , nous évaluer,  à chaque instant de notre vie.

Ne plus juger est un choix. Un choix qui appartient à chacun.

Que se passe-t-il quand on donne crédit au jugement? On perd son pouvoir d’être tout simplement.

Si, face au jugement,  on se sent honteux, insuffisant, pas « assez bien », ridicule…, c’est alors que l’on « s’écrase ». On renonce à soi, on abandonne ses choix, ses projets, sa manière d’être etc. En définitive, on se conforme,  s’aligne sur les points de vue de l’autre. On renonce à sa conscience, à ses perceptions, aux possibilités de créer sa vie à partir de soi. C’est ainsi que l’on donne tout pouvoir à l’autre, à ses jugements.

Parfois, touché, piqué par le jugement de l’autre, on réagit. On discute, se justifie, se défend, se dispute. Encore une autre façon de donner le pouvoir à l’autre et de perdre le sien.

La liberté d’être, oser être soi, serait de ne pas s’aligner sur le point de vue de l’autre ni d’être en réaction. Juste être dans la conscience et percevoir ce qui est vrai, intéressant, léger pour soi et ne pas en dévier…

Posons-nous la question. Est-ce qu’un jugement, quel qu’il soit,  peut avoir une valeur de vérité?

Un jugement n’ est qu’un point de vue, à un moment donné, dans notre conscience limitée et conditionnée. Or, la conscience change, évolue  et nos points de vue aussi!

Cheminer vers  la liberté d’être  c’est reconnaître que chacun est unique,  c’est se donner le droit d’être différent sans jugements, de laisser à chacun la possibilité de créer sa vie sans le bombarder de nos points de vue.

Oui, choisir la conscience, se donner cette liberté est un grand cadeau.

Questions à l’univers:

Qu’ai-je rendu de si vital, précieux, réel à propos d’être susceptible, inconscient, sujet au jugement des autres qui m’empêche de vivre comme si ces jugements étaient vrais et que  moi  je  ne le suis pas?

Si j’avais la possibilité de choisir ma vie, qu’est-ce que je choisirai?